Droits de l'homme et flux migratoires
 
 

Penser l'économie et les inégalités sociales (et politiques) en termes nationalistes est radicalement faux, stupide et hypocrite, car

1) La misère des uns, qui les fait émigrer chez nous, n'est pas sans rapport avec la  relative prospérité des autres dont nous sommes. On ne peut dire:   "c'est leur affaire et non la nôtre", sans être de mauvaise foi, ou ne rien (vouloir?) savoir des relations économiques de domination et d'exploitation mondiales.
2) Les riches circulent partout sans limites, pour leur plus grand profit et je ne vois pas en quoi et au nom de quoi on pourrait légitimement interdire au pauvres de tenter d'en faire autant
3) Les pauvres ne partent pas de chez eux de gaité de coeur et croire à une invasion massive est une imbécilité à la symbolique guerrière  (patriotarde xénophobe, voire raciste) démentie par les faits.
4) Les droits sociaux dont ils peuvent bénéficier chez nous sont des droits dont nous ne sommes pas propriétaires exclusifs, dès lors que  devons nous les considérer comme des expressions concrètes des droits de l'homme.
5) De toute manière, et compte tenu de cela, il est inhumain de traiter les immigrés clandestins, comme des animaux porteurs de la peste ou, a priori comme des voleurs criminels, sans droits à la vie et sans droit à l'assistance à personne en danger; que celui-ci soit politique et/ou économique, ce qui est  souvent lié.

Il est parfaitement logique et sain que les problèmes et les conflits qui naissent de l'immigration sauvage se posent et illusoire de croire qu'on pourrait les réduire par une politique réactive et répressive inhumaine contre les plus faibles qui ne ferait qu'aggraver le mal en ajoutant aux injustices dont ils sont victimes la violence politique et militaire des nantis ou soit disant tels; ceux-ci seraient eux-même rapidement victimes en terme de droits démocratiques de cette politique répressive  et aveugle, sans parler du terrorisme haineux et désespéré à leur encontre qui risquerait d'en être la réponse mécanique. Ces contradictions nous posent la question des inégalités dans le monde dont seule une régulation internationale permettrait de réduire les causes desquelles nous ne sommes pas étrangers et les conséquences tragiques pour tous que l'on sait.


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