Anti-sionisme et anti-sémitisme


Il convient de clartifier ces deux termes pour éviter les amalgames idéologiques douteux que certains n'hésitent pas à faire pour attiser les haines au bénéfice de la guerre et aus dépens de la paix dans la concorde entre les populations, au Moyen-Orient et ailleurs.

Être anti-sémite appliqué à certains arabes qui pourtant se déclarent tels ne veut rien dire:  Les dits arabes sont au moins aussi sémites que les dits juifs de part leurs origines plus ou moins mythiques.

Être anti-juifs ne veut pas dire grand chose, dès lors que de nombreux prétendus juifs ne sont pas religieux , voire sont athées. S'ils le sont pas leur origine, hors ceux qui ont été victimes de la Shoah et du fantasme criminel anti-sémite européen, c'est au nom d'une vision ethnique de l'identité collective que revendique explicitement Israël dans ses lois et son état civil, en contradiction avec le principe de laïcité fondateur de la démocratie pluraliste et libérale.

Être anti-israélien est un concept confus: 

- soit c'est vouloir la disparition d'Israël en tant qu'état internationalement reconnu dans des frontières sures et garanties, 

- soit c'est être contre le caractère ethnique et donc anti-laïque de l'état israélien, 

- soit c'est être contre la politique d'occupation et de colonisation du gouvernement israélien actuel .

- soit c'est un peu tout cela confondu, en tout ou en partie, en un amalgame caractéristique des manipulations idéologiques déconceptualisées, fauteuses de guerres et de violences sans fin.

C'est cette confusion qui est à l'origine de celle couramment faite entre anti-sémitisme et anti-sionisme sur laquelle surfent aussi bien les extrémistes arabo-musulmans tel le Hamas et le gouvernement iranien que l'extrême droite israélienne ethniciste et leurs soutiens dans le monde.

Il faut donc refuser l'assimilation entre l'anti-sémitisme et l'anti sionisme , c'est à dire entre  une vision raciale, sinon raciste de la politique et de l'état et  une conception démocratique qui  milite pour une politique démocratique, pluraliste et universaliste et donc non ethnique dans son fondement de l'état israélien. Celui-ci ne devrait plus s'aoppeler état des juifs et encore moins état juif mais état israélien des israéliens quelles que soient leur origine et leur religion ou irreligion (ce qu'il est fait). C'est  la condition d'une dialogue pacifique possible pour réduire les tensions entre des populations différentes par leur histoire, sinon par leur culture.

le 24/11/2010


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